Jawhar

Genre seen live, folk, singer-songwriter, tunisian, folk soul accoustique

Jawhar nous vient de Lille, mais il est originaire de Tunis. D’où ces vapeurs arabo-andalouses irriguant son premier album – l’un des disques folk/world les plus suaves et raffinés de ces derniers mois, à ranger parmi ceux de Susheela Raman, Rokia Traoré et Terry Callier.

Mais ce qui frappe avant tout, c’est la voix de ce jeune songwriter : langoureuse, voluptueuse, apaisante. Tel un derviche à l’accent méridional qui n’aurait aucun mal à faire tourner nos têtes, Jawhar chante d’une voix qui touche à l’essentiel (notre cœur), sans cesse en équilibre fragile entre le doux murmure et la caresse impressionniste.

Qu’il s’exprime en anglais ou parfois en arabe, ce sentiment de plénitude reste intact. Et se voit renforcé par le traitement instrumental, exclusivement acoustique : c’est d’abord une guitare, sereine, sensuelle, mais aussi quelques cuivres, une batterie en sourdine et des percussions qu’on effleure, des cordes, et de l’oud comme éclatante trace des origines – mais jamais comme cliché.
« When rainbows call, my rainbows fly » distille ainsi une agréable sensation de vague à l’âme – on se plaît à se perdre dans ces splendides ballades saisonnières…

Les volutes envoûtantes de Jawhar, pleines de pudeur et d’épure, s’écoutent avec la déférence qu’on réserve en général aux ancêtres (Robert Wyatt et Caetano Veloso en tête). Un disque admirable, d’une enivrante beauté folk, mais pas folklorique.


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Jawhar nous vient de Lille, mais il est originaire de Tunis. D’où ces vapeurs arabo-andalouses irriguant son premier album – l’un des disques folk/world les plus suaves et raffinés de ces derniers mois, à ranger parmi ceux de Susheela Raman, Rokia Traoré et Terry Callier.

Mais ce qui frappe avant tout, c’est la voix de ce jeune songwriter : langoureuse, voluptueuse, apaisante. Tel un derviche à l’accent méridional qui n’aurait aucun mal à faire tourner nos têtes, Jawhar chante d’une voix qui touche à l’essentiel (notre cœur), sans cesse en équilibre fragile entre le doux murmure et la caresse impressionniste.

Qu’il s’exprime en anglais ou parfois en arabe, ce sentiment de plénitude reste intact. Et se voit renforcé par le traitement instrumental, exclusivement acoustique : c’est d’abord une guitare, sereine, sensuelle, mais aussi quelques cuivres, une batterie en sourdine et des percussions qu’on effleure, des cordes, et de l’oud comme éclatante trace des origines – mais jamais comme cliché.
« When rainbows call, my rainbows fly » distille ainsi une agréable sensation de vague à l’âme – on se plaît à se perdre dans ces splendides ballades saisonnières…

Les volutes envoûtantes de Jawhar, pleines de pudeur et d’épure, s’écoutent avec la déférence qu’on réserve en général aux ancêtres (Robert Wyatt et Caetano Veloso en tête). Un disque admirable, d’une enivrante beauté folk, mais pas folklorique.


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